Accueil du site > Mer > Articles > Les porte-aéronefs de la Marine soviétique (1ère partie).

Les porte-aéronefs de la Marine soviétique (1ère partie).

Même si, comme nous l’avons vu dans les articles consacrés à la Marine soviétique des années vingt et trente, des projets de porte-avions ont bien été étudiés en URSS avant la guerre, ce n’est qu’à partir de septembre 1944 que la question va être plus sérieusement abordée sur la base des observations faites pendant le conflit. Sous l’impulsion de l’Amiral Kuznetsov, le ministre de la marine, de nombreuses options vont alors être étudiées, comme, par exemple, celle de terminer les 2 croiseurs de bataille Kronstadt et Sevastopol (Projet 69) en tant que porte-avions capables d’embarquer 75 appareils. Les chantiers où se trouvaient en construction ces deux unités ayant été trop endommagés, le projet sera rapidement abandonné. Au début de l’année 1945, au regard des succès obtenus par l’US Navy dans le Pacifique, le programme d’armement proposé par l’Etat Major de la Marine va comprendre jusqu’à 9 porte-avions d’escadre de 23 000/24 000 tonnes et 6 porte-avions légers de 10 000 à 15 000 tonnes. Une commission présidée par Beria reverra cette proposition à la baisse en proposant la réalisation de12 porte-avions, 6 légers et 6 lourds, dans le cadre du programme décennal 1946-1955. Dans les deux cas, les modèles choisis devaient être réalisés sur la base des « Projet 71A » et « Projet 71B » établis juste avant la guerre.

1945-1949 : une priorité : « sanctuariser la terre patrie »

Le porte-avions « Projet 71A » devait être réalisé sur la base d’une coque de croiseur « Projet 68K » (classe « Tchapaev ») de 10 600 tonnes. La longueur devait être portée à 215 m et le déplacement à 15 000 tonnes. Avec une vitesse de 33,7 nœuds et un armement formé de 8 pièces de100 mm, ce porte-avions léger, prévu pour emporter 30 avions, pouvait être comparé à un CVL américain de la classe « Independence » réalisé à partir d’une coque de croiseur classe « Cleveland ». Le porte-avions « Projet 71B » devait, pour sa part, déplacer 24 000 tonnes, porter 16 pièces de 130 mm, avoir une vitesse de 23,3 nœuds et emporter 70 avions. Au cours des discussions, il apparut que la vitesse de cette unité serait notoirement insuffisante pour permettre son intégration à une escadre formée de cuirassés rapides et de croiseurs de bataille. Aussi, sur la base des informations glanées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis tout au long de la guerre, un nouveau projet de porte-avions de 23 700 tonnes (28 800 t.pc), visiblement très influencé par les porte-avions de combat britanniques de la classe « Illustrious », fut étudié : le « Projet 72 ». Cette unité devait avoir une longueur de 224 m pour une largeur de 27,9 m maxi. et 20, 9 m à la flottaison. Il était prévu de le doter de 2 catapultes, de brins d’arrêt et de 2 ascenseurs. Sa capacité en matière d’appareils embarqués était néanmoins inférieure à celle du « Projet 71B » puisqu’elle était limitée à 30 avions. Par contre ses moyens d’autodéfense, particulièrement en matière de DCA, étaient considérablement renforcés avec un total de 8 pièces de 130 mm, 8 pièces de 85 mm, 12 pièces de 37 mm et 24 de 23 mm. La puissance des machines devait atteindre les 144 000 CV (4 x 36 000 CV) pour donner au navire une vitesse de 30 nœuds. Le « Projet 72 » devait également bénéficier d’un grand rayon d’action de 10 000 milles à la vitesse de croisière de 18 noeuds. Dans un premier temps, il était prévu qu’il puisse embarquer des chasseurs Yak-9 dotés d’ailes repliables et d’une crosse d’appontage. La possibilité de compléter son parc aérien avec des avions d’attaque Ilyushin IL-10 fut, semble-t-il, également examinée. Pour répondre à l’arrivée des « Midway » américains et des « Eagle » britanniques, plusieurs variantes déplaçant de 29 000 t à près de 60 000 t furent également étudiées. Il faut noter qu’ à cette même époque, l’amiral Kuznetsov demandait que le porte-avions Graf Zeppelin, retrouvé à Stettin, soit remis en état ou soit utilisé pour servir de base à la réalisation d’une copie. En août 1945, l’explosion des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki allait néanmoins changer la donne, d’autant plus que les observateurs soviétiques pouvaient maintenant constater dans le détail les effets dévastateurs des bombardements stratégiques américano-britanniques sur les villes allemandes. Si Staline souhaitait toujours que l’URSS se dote d’une puissante marine océanique, il préférait néanmoins donner la « priorité absolue » à la protection du sol national en accordant de gros moyens pour l’entrée en service rapide d’une nouvelle génération d’intercepteurs à réaction et, à plus long terme, pour la mise en place d’une DCA dotée de missiles. Dans son esprit, l’URSS devait également, à très court terme, être à même de riposter à toute violation de son espace terrestre et aérien avec des bombardiers stratégiques équipés d’armes nucléaire (programme du Tu-4, copie soviétique du B-29 américain) puis ultérieurement avec des missiles intercontinentaux. Dans ce contexte, les prétentions de la Marine ne pouvaient qu’être revues à la baisse. Le rôle qui lui était assigné était d’assurer la défense des approches de l’URSS et, en cas de conflit avec ses anciens alliés, de couper les voies de communication entre les USA et l’Europe. La construction en matière de grandes unités sera limitée aux 5 croiseurs classe « Tchapayev » (Projet 68K), des unités mises sur cale en 1938, 1939 mais restées inachevées à cause de la guerre et à une série de 24 croiseurs classe « Sverdlov » (Projet 68bis) dérivés des précédents. Par contre le programme naval autorisait la mise sur cale de 384 sous-marins (total auquel il faut ajouter des unités mises sur cale avant ou pendant la guerre dont la construction, suspendue, devait être reprise) . Il n’était, pour l’heure, plus question de lancer rapidement la construction de porte-avions, même si des études pouvaient continuer en prévision de l’intégration de 4 unités de ce type au futur programme décennal 1956-1965. En 1948, l’amiral Kuznetsov était mis sur la touche (En janvier 1946, Staline avait déjà créé un commissariat unique pour l’Armée et la Marine, supprimant ainsi le poste de ministre de Kuznetsov qui conservait néanmoins celui de chef d’Etat-Major de la Marine).

1950-1961 : Kroutchev dit « niet » au porte-avions » !

Dans le courant de l’année 1950, le ministère de la Marine était recrée (amiral Yumachev) et plusieurs projets d’avions d’attaque en mer (bombardiers/torpilleurs) furent lancés (Tu-91 Boot, Il-54 Blowlamp et un modèle de gros biréacteur torpilleur connu uniquement sous le nom de « Projet 509 »). Le cahier des charges de ces derniers intégrait la possibilité d’un embarquement sur porte-avions. Quelques mois plus tard, l’évolution des événements en Corée allaient amener les autorités soviétiques à s’intéresser à nouveau aux porte-avions. Il ne faut, en effet, pas oublier que la Corée du Sud avait été sauvée, en grande partie, grâce à l’intervention des porte-avions américains, britanniques et australiens. Dans ce contexte, le 20 juillet 1951, l’amiral Kuznetsov retrouvait son poste de Ministre de la marine. La possibilité de transformer des croiseurs « Projet 68bis » (classe Sverdlov ») sur cale ou programmés en porte-avions légers va alors être étudiée (probablement sous le vocable de « Projet 223 » ?) En 1953, année de la disparition de Staline (le 5 mars), une version largement modifiée du « Project 72 », connue comme « Project 85 » voyait le jour en même temps qu’une étude de « base mobile » porte-avions baptisée « Projet 113 ». En mars 1954, le Comité Central examina le projet du programme naval pour la période 1956-1965 et proposera la réalisation de 9 porte-avions. 11 mois plus tard, après l’intermède Malenkov, puis son remplacement par Boulganine, le 8 février, Khroutchev accédait au pouvoir suprême. A l’image de Malenkov, il croyait à la coexistence pacifique entre les blocs et voulait réduire les crédits militaires pour favoriser la production de biens d’équipements. Sur le terrain militaire, il voulait donner la priorité aux armes de dissuasion pour rendre la guerre impossible. Le commandement réduira alors sa demande à 5 porte-avions « Projet 85 » de 24 000/25 000 tonnes (pour une longueur de 240 m) dotés de 2 catapultes à vapeur, de 40 avions à réaction (probablement une version navale du Mig-17) et de 2 hélicoptères Kamov KA-15. Ce modèle de porte-avions devait avoir une vitesse maxi de 32 nœuds, un rayon de 6 000 milles à 22 nœuds et un armement de 16 pièces de 100 mm. Dans le courant de l’année, une version améliorée du « Projet 85 » avec un déplacement porté à 28 400 t, une longueur passant à 250 m, un armement de 8 tourelles doubles de 100 mm et 6 montages quadruples de 57 mm, une propulsion assurée par 4 machines avec une puissance totale de 144 000 CV, une vitesse de 31,4 nœuds et un rayon d’action de 5 000 milles à 18 nœuds, sera également proposée en même temps qu’un autre projet de porte-avions de 30 000 tonnes baptisé « base mobile » (« Projet 114 » ). C’est cette même année que, suite à la perte accidentelle du cuirassé Novorossiysk devant Sébastopol, l’amiral Kuznetsov fut une nouvelle fois écarté. Khroutchev demandait en 1956 que le programme des porte-avions soit mis en sommeil et remplacé par toute une gamme de sous-marins à propulsion nucléaire. Il considérait en effet que le porte-avions était une « arme d’agression impérialiste » et préférait donner la priorité aux programmes de missiles et en particulier aux missiles pouvant être utilisés à bord de navires. Toujours en 1956, il décidait une substantielle réduction des forces armées et l’arrêt du programme des croiseurs. La Marine allait même perdre le contrôle de son aviation de chasse qui passait sous le contrôle de l’Armée de l’air. Le ministère de la défense revint néanmoins une dernière fois à la rescousse en proposant de terminer la construction des croiseurs type 68bis (classe « Sverdlov ») comme porte-hélicoptères afin de répondre à la mise en service des sous-marins à propulsion nucléaire américains. Il faut noter qu’à cette époque, le seul hélicoptère dont disposait la Marine était toujours le Kamov Ka-15 complètement inapte à la lutte ASM. Khroutchev qui avait fait arrêter le programme des croiseurs type « Sverdlov » à la 14ème unité restait intraitable (sur les 24 navires programmés, 20 furent effectivement mis sur cale, 17 furent lancés, mais seulement 14 entreront effectivement en service dont l’Ordjonikidze qui sera transféré à l’Indonésie où il deviendra l’Irian). Il ne voulait plus entendre parler de nouveaux grands navires. Pour contourner cette directive, en 1959, l’amiral Gorchkov demanda que les études d’un grand destroyer porte-hélicoptères ASM soient lancées. Le premier projet dont l’aspect pouvait faire penser aux croiseurs italiens Andrea Doria et Caio Duilio, proposait une unité de seulement 4500 à 5000 t portant 8 hélicoptères. Plusieurs variantes furent examinées, mais le projet fut repoussé et remplacé, un an plus tard, par une unité de 8000 t visiblement influencée par le croiseur Jeanne d’Arc de la Marine nationale, mais surtout par le croiseur italien Vittorio Veneto (7 500 tonnes). Le nombre des hélicoptères embarqués était alors porté à 14. Plus de 20 variantes de cette unité porte-hélicoptères furent étudiées en 1960 et 1961. Les travaux des bureaux d’études déboucheront finalement, dans le courant de l’année 1961, sur une unité de 15 000 tonnes qui prendra l’appellation de Protivolodochnyy Kreyser (PKR) « Projet 1123 » (soit croiseur anti-sous-marins) . Il est alors prévu de lancer sans attendre la construction d’une première série de 3 navires dans le cadre du plan décennal (soit avant la mi-1965). Le modèle d’hélicoptères prévu pour équiper ces navires était le Kamov Ka-25 qui venait d’effectuer son premier vol en 1961. Les faiblesses de la Marine soviétique, qui apparaîtront de façon criante quelques mois plus tard au moment de l’affaire des fusées de Cuba, précipiteront la décision de lancer immédiatement la construction d’un premier porte-hélicoptères et, plus globalement, de renforcer rapidement les moyens des forces navales soviétiques.

Les porte-hélicoptères type « Moskva » (Projet 1123)

Moskva

Le Moskva, première unité de la série, est mis sur cale le 15 décembre 1962 à Nikolaïev. Il est lancé 2 ans plus tard. La mise au point de ses équipements va s’avérer laborieuse et retardera l’entrée en service du navire qui n’interviendra qu’en juillet1967. Le Moskva (avec le numéro 841peint sur la coque) va alors être affecté à la flotte de la Mer Noire qui sert de réservoir à l’Eskadra » de la Méditerranée (5ème escadre). En 1968, il reçoit le code N°857. L’année suivante il franchit les détroits turcs pour un premier déploiement (avec le N° de coque 857 puis 853). En 1970, il est à nouveau présent en Méditerranée (Il va alors porter successivement les marques d’identification 854 puis 841). En 1972, le Moskva (avec le code 853 puis à nouveau 854) reçoit une plate-forme renforcée de 20 X 20 m sur son pont d’envol pour permettre de tester à son bord un prototype de l’avion à décollage vertical Yak-36M. Ce dernier était dérivé du Yak-36 Freehand (P-27-300) dont les études avaient été lancées en 1963 sous la forme d’un avion hybride (portant le N°36) combinant l’aspect d’un chasseur conventionnel avec des moyens de sustentation. Ce programme allait évoluer pour donner naissance au Yak-36M, un appareil expérimental, construit à 4 exemplaires (N°1, N°2, N°3 détruit à l’atterrissage en 1971 et N°4), chargé de mettre au point les procédures d’utilisation et les équipements nécessaires à une utilisation à partir d’un navire. Le Yak-36M sera finalement produit en petite série sous le nom de Yak-38 (Yak-36MP) avec une version biplace d’entraînement connue comme Yak-36MU puis Yak-38MU. Le 18 novembre 1972, le Yak-36M N°4 se posera à plusieurs reprises et re-décollera verticalement sans grandes difficultés du pont d’envol du Moskva (qui va porter quelques temps le N° 847). Les essais se poursuivront en 1973, année où le navire recevra le numéro de coque 843. Si l’atterrissage ne posait pas de problème, le décollage à partir du croiseur en mouvement allait se révéler problématique, voire impossible, lorsque l’appareil était doté de son armement. Il apparaissait qu’un minimum de roulage était nécessaire ce qui nécessitait la présence d’un pont continu. En 1974, le Moskva est, une nouvelle fois, déployé dans le cadre de l’ Eskadra de la Méditerranée (il retrouve le N° de coque 853). Le 2 février 1975, le navire qui est retourné en Mer Noire est victime d’un important incendie qui endommage toute sa partie avant. La remise en état du navire nécessitera plus de 6 mois de travaux et le Moskva ne redeviendra opérationnel qu’en 1976. Le navire qui va porter les numéros de coque104 en 1979 puis 106 en 1982 va assez peu naviguer, se contentant de quelques sorties en Mer Noire et dans le bassin oriental de la Méditerranée. Comme toutes les autres grandes unités de la Marine soviétique, il ne naviguera quasiment plus après la chute du Mur de Berlin. Il n’effectuera qu’une sortie à la mer avec le code d’identification N°108 en 1992 avant de se retrouver définitivement immobilisé à Sébastopol. Il sera finalement désarmé en juillet 1995 puis envoyé dans la foulée à la démolition.

Leningrad

Le Leningrad, mis sur cale en 1963, lancé en 1967, rejoint son sister-ship en 1969 et à tour de rôle, les deux unités vont alors assurer une permanence en Méditerranée se prolongeant parfois par un séjour dans l’Océan Indien. En 1970 (avec le N°848), il effectue une longue croisière en Méditerranée. En 1972, le Leningrad réalise une sortie dans l’Atlantique qui le mènera jusqu’à Cuba. En 1974, alors qu’il est une nouvelle fois déployé en Méditerranée, il participe avec ses hélicoptères aux opérations de déminage du Canal de Suez. Il porte alors la marque de coque 847. En fait, le navire ne sera déployé que 9 fois en dehors de la Mer Noire. En 1980, il est vu portant le N°107. Au cours de l’été 1981, le Leningrad participe à des grandes manœuvres en mer du Nord et il transite par la Manche (portant le N°113), accompagné par un croiseur type « Kresta-II ». En 1984 il est intégré une courte période à la 7ème escadre dans les Caraïbes et effectue une nouvelle escale à Cuba. En mai 1989, il sort pour une nouvelle croisière en Méditerranée (avec le N°109) ; ce sera sa dernière sortie en dehors de la Mer Noire. Après la chute du mur de Berlin, le Leningrad qui ne navigue plus à cause de problèmes de propulsion est désarmé dès 1991. Laissé plus ou moins à l’abandon, son état va rapidement se dégrader. Il sera livré à la démolition avant son frère aîné le Moskwa.

Protivolodochnyy Kreyser 1123-3

En 1964, il apparut que les unités de type « 1123 » étaient trop grandes pour des escorteurs ASM et trop petites comme unités de commandement d’une escadre. La destitution de Khroutchev, puis l’arrivée au pouvoir de Brejnev, changeaient la donne. La mise sur cale de la 1123-3 fut alors retardée jusqu’en 1966. Un an plus tard, alors que les travaux d’assemblage étaient déjà avancés, il fut décidé que le navire verrait sa longueur portée à 208,60 m, faisant ainsi passé son déplacement à 16 600 t. L’utilisation des hélicoptères à bord des Moskva et Leningrad s’était révélée assez satisfaisante mais il apparaissait qu’il était néanmoins nécessaire que le pont d’envol des futures unités puisse accueillir simultanément au moins 7 appareils ce que, même rallongé, le 1123-3 ne pouvait faire. Aussi, en 1968, il fut donc décidé d’arrêter sa construction et de le démanteler pour libérer sa cale de construction. Le croiseur porte-hélicoptères, navire par trop hybride, ne semblait plus avoir d’avenir. Pour le remplacer, les autorités soviétiques prévoyaient de mettre sur cale, avant la fin 1970, une unité de plus grandes dimensions équipée d’un pont continu déporté et capable d’accueillir un plus grand nombre d’hélicoptères, voire d’avions à décollage vertical.

Principales caractéristiques des porte-hélicoptères type « Moskwa » :

Déplacement 14 500 tonnes
Déplacement à pleine charge 19 200 tonnes (pc)
Longueur 196,6 m (190,5 m à la flottaison)
Largeur 34,1 m (26 m à la flottaison)
Tirant d’eau 7,6 m (moyen), 8,5 m (maxi)
Dimensions du pont d’envol 86 m x 34 m
Propulsion 4 chaudières – Turbines – 2 hélices
Puissance maximale 100 000 CV
Vitesse maxi 30 noeuds
Rayon d’action 4 500 milles à 29 nœuds – 14 000 milles à 12 noeuds
Aviation 14 à 18 hélicoptères Kamov Ka-25 A/B/C Hormone puis Kamov Ka-27/29/31 Helix
Equipements aéronautiques 2 ascenseurs - 1 hangar principal – 1 hangar annexe
Missiles 2 rampes doubles pour 44 missiles SA-N-3 Goblet (portée de 30 000 m)
Artillerie 2 montages doubles de 57 mm/70 AK-257 (II x 2)
ASM 1 rampe double SUW-N-1 A/S (portée de 30 000 m) ; 2 montages à 12 tubes MBU 2500A/ RBU 6000 (portée de 6000 m) ; 2 affûts quadruples de tubes lance-missiles AS/ASM de 533 mm (débarqués en 1978)
Radars Un Top Sail-3D, un Head Neat C 3-D, deux Head Light A (direction de tir), deux Muff Cob, 3 Don 2
Sonar 1 Sonar Moose Jaw BF de coque et 1 Mare Trail MF remorqué
CM 8 Side Globe, 2 Bell Clout, 2 Bell Slam, 2 Bell Tap, 2 Top Hat, 2 lance-leurres PK-2
Equipage 850 hommes

A lire aussi :
- Les porte-aéronefs de la Marine soviétique (2ème partie).

Article

> Mise à jour : mai 2007
> Date de publication : février 2007
> Auteur : Frederic Stahl.
> Initialement publié dans la revue "Navires & Histoire" (n°30). Toute reproduction est interdite sans l’accord de l’auteur conformément aux conditions de reproduction de Redstars.


Plan « Projet 72 » (Document publié dans la revue Gangut N°7).


Tu-91


Projet 509


Le Moskva (N°106) avec 2 hélicoptères Kamov Ka-25 Hormone sur le pont d’envol, manque de polyvalence. Sa fonction première est l’escorte ASM d’un groupe d’attaque. (Photo : Marine nationale).


Le Moskva (N°106) avec 2 hélicoptères Kamov Ka-25 Hormone sur le pont d’envol, manque de polyvalence. Sa fonction première est l’escorte ASM d’un groupe d’attaque. (Photo : Marine nationale).


Le prototype du Yak-36 (P-27-300) Freehand dont les études avaient été lancées en 1963 était un appareil hybride (Photo M. Coryn DR).


Le Moskwa porte ici le numéro de coque 847 ce qui permet de dire que cette photo a probablement été prise en 1972. (Photo Marine nationale)


Le Leningrad (N°113) en transit vers la Méditerranée, probablement en 1981. L’imposant bloc intégrant les passerelles, les conduits de fumée et un petit hangar auxiliaire est haut et très massif, ce qui, dans certaines conditions, rend le navire instable, malgré sa largeur de 26 m à la flottaison. (Photo Marine nationale)


Vue plongeante sur le Leningrad avec ses 2 ascenseurs baissés et ses 5 plots pour hélicoptères. (Photo Marine nationale)