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Les porte-aéronefs de la Marine soviétique (2ème partie).

Les porte-aéronefs type « Kiev » (Projet 1143)

Pour succéder aux unités de la classe « Moskva », la Marine soviétique étudie deux types de navires :
- un grand porte-avions intégral à propulsion nucléaire, qui sera connu comme « Projet 1160 »
- un croiseur porte-aéronefs polyvalent pouvant jouer le rôle de grande unité d’intervention.

C’est ce second projet qui va donner naissance aux unités de type « Kiev » dont initialement 6 unités devaient être construites. Cette nouvelle série devait porter non seulement des hélicoptères mais également des avions de combat VTOL/STOL capables d’assurer la protection des Task-Forces. Ces derniers, des Yakolev Yak-38 Forger A, seront mis en service à partir de1976. Il faut noter que les « Kiev » seront également dotés d’un petit radier et d’une porte arrière pour la mise à l’eau de chars PT-76 et de véhicules blindés amphibies.

Vu ses dimensions et l’embarquement d’avion VTOL, ce projet de Protivolodochnyy Kreyser allait se transformer en 1977 en Taktycheskiy Avionosnyy Protivolodochnyy Kreyser (croiseur porte-aéronefs tactique) puis plus simplement en Avianesushchiy Kreyser (croiseur porte-avions). La première appellation sera néanmoins conservée pour contourner les articles des traités sur les détroits turcs qui interdisaient leur franchissement par des porte-avions.

Kiev

Mis sur cale le 21 juillet 1970, le « Projet 1143-1 » qui recevra bientôt le nom de Kiev (avec la marque d’identification 860) est mis à l’eau le 31 décembre 1972 et entre « officiellement » en service le 30 septembre 1975. En 1976, le navire (avec le code 860 puis, semble-t-il, quelques temps le N°858) va recevoir ses Yak-38. Il franchit les détroits turcs en juillet 1976 puis rejoint la Flotte du Nord (7ème escadre) pour ses grandes manœuvres d’été. En août, pendant ces dernières, il retrouve sa marque de coque 860. Il participe encore à des exercices en Mer du nord en octobre et en décembre 1976 et reçoit alors le code 812. Il retourne en Méditerranée en 1978. Il y retrouve le porte-aéronefs Minsk qui effectue alors sa croisière de probation. Dans la foulée, le Kiev participe entre le 15 et le 26 mars 1979 à un grand exercice de printemps à la suite duquel, accompagné par un croiseur type « Kresta-II » et par le pétrolier ravitailleur Berezina, il va retrouver la « Flotte du Nord ». En 1980, le porte-aéronefs qui est retourné une nouvelle fois en Méditerranée effectue des exercices entre l’Islande et l’Ecosse avec 3 frégates type « Krivak » puis rejoint Novorossisk. L’année suivante, il est signalé de sortie au cours d’une série d’exercice en mer de Barents tout au long du mois de juillet. En 1982-83 il ne quitte pas les eaux du nord. En 1985, le Kiev retourne une nouvelle fois en Méditerranée avec le destroyer Otchayannyy (classe « Sovremennyy ») et la frégate Zadornyy (classe « Krivak-I »). Au cours de cette sortie, le porte-aéronefs fait escale à Alger du 2 au 6 mai.

Le porte-aéronefs participe de nouveaux à des manœuvres entre janvier et juin 1987 (avec les marques de coque 051). Il est à la mer en 1988 mais ses Yak-38M jugés peu fiables, voire dangereux, sont retirés du service. Au cours de la période de la chute du mur de Berlin et du démantèlement du bloc soviétique, le Kiev (n° de coque 075) n’effectue qu’une seule sortie en 1990 au large de la Norvège puis ne prend plus la mer. Il est désarmé en 1992 à Mourmansk où il va rester à l’abandon. En août 1993, le navire apparaît couvert de rouille mais il ne sera « officiellement » rayé des listes que le 31 août 1994, le commandement russe ayant espéré quelques temps pouvoir le remettre en état. Destiné à la démolition il est vendu en mai 2000 à l’entreprise chinoise « Tianma Shipbreaking Company » de Tianjin qui transformera finalement le navire en musée flottant dans le cadre du parc d’attraction de Beiyang. Il est aujourd’hui conservé, en parfait état.

Minsk

Mis sur cale le 29 décembre 1972, le « 1143-2 », baptisé Minsk (N°117), est lancé le 30 septembre 1975. Le 25 février 1978 accompagné par une frégate type « Krivak », le navire, qui n’est pas encore admis au service actif, rejoint la Méditerranée ou il retrouve le Kiev, 2 croiseurs de la classe « Kara », 2 destroyers type « Kashin », une frégate classe « Kresta-II », une frégate ancienne type « Riga », le transport de chalands de débarquement Ivan Rogov et le pétrolier ravitailleur d’escadre Berezina. Avec ce dernier et l’Ivan Rogov, il franchit le détroit de Gibraltar, le 14 mars, pour rejoindre le Mozambique. De retour en Mer Noire, il est mis officiellement en service le 23 novembre 1978. En 1979, le navire va être affecté à la flotte du Pacifique (10ème escadre de Vladivostok et 20ème escadre de la Mer de Chine méridionale) où il va recevoir le numéro de coque 015. Le navire va croiser au large du Viêt-Nam suite à l’attaque chinoise. Le navire va relativement peu naviguer. Comme son frère, il perd ses Yak-38 Forger en 1988 et se trouve réduit au rôle de simple croiseur porte-hélicoptères. Après la chute du Mur de Berlin, le Minsk qui ne prend plus la mer à cause de gros problèmes de propulsion, est finalement désarmé en 1993. Il faut se souvenir qu’à l’époque, la région de Vladivostok et la Flotte du Pacifique, étaient laissées à l’abandon par un pouvoir central, sans moyens et gangrené par les maffias. Dans ces conditions, le navire laissé à l’abandon est finalement vendu à une entreprise chinoise en 1999. Il se trouve aujourd’hui à Shenzhen ou il est exploité comme parc d’attraction en parfait état de conservation (voir N&H N°29).

Novorossiysk

Le Novorossiysk (Projet 1143-3) est mis sur cale le 30 septembre 1975, 3 jours après le lancement du Kiev. En effet, les chantiers Nosenko de Nikolaïev, spécialisés de la construction des grandes unités porte-aéronefs, ne peuvent avoir sur cale qu’une seule grande unité à la fois. Le navire est lancé le 26 décembre 1978. Il connaît quelques problèmes au cours de ses essais. Après une croisière de certification en Méditerranée, le navire est finalement admis au service actif en mai 1983. Il se rend alors en Angola, sortie au cours de laquelle il sera pisté quelques temps par le porte-aéronefs britannique HMS Invincible. Il porte alors le code d’identification 137 peint sur la coque. Après une nouvelle sortie en Méditerranée, le navire est affecté à la Flotte du Pacifique (avec le numéro de coque 018). Il rejoint Vladivostok en février 1984 après avoir transité par l’Océan Indien avec le nouveau destroyer N°431 Otchayannyy et le pétrolier ravitailleur Genrich Gassanov.

En 1985, accompagné par les croiseurs classe « Kara » Tallin (547), Tashkent (573), Nikolaev (535), le croiseur type « Kresta-II » N°511 Marshal Voroshilov, 2 frégates classe « Krivak » et le pétrolier ravitailleur Boris Chilikin, il effectue une sortie de groupe au large du Japon en poussant une pointe jusqu’au large de Midway. Dans le Pacifique le groupe sera rejoint par un pétrolier classe « Altay » venu de Vladivostok via le détroit de Tsugaru.

En 1986, le Novorossiysk participe à nouveau à des manœuvres dans le Pacifique. A partir de l’année suivante, le navire va très peu naviguer avant d’être définitivement immobilisé, faute de crédits, après la chute du mur de Berlin. Les autorités tenteront bien de le maintenir en service, mais, finalement, faute d’un entretien suivi et privé de ses avions Yak-38, le Novorossiysk sera désarmé en 1995. Vendu, un peu plus tard, officiellement à un chantier de démolition sud-coréen, le navire va finalement atterrir en Chine en 2000. On perd alors sa trace. Il aurait été démoli, mais cette information n’est pas confirmée.

Komsomolets

Deux jours après le lancement du Novorossiysk le porte-aéronefs « Projet1143-4 », connu alors sous le nom de Komsomolets (Komsomolec) est à son tour mis sur cale. En 1981, suite à l’ajournement du programme des grands porte-avions nucléaires « Projet 1160 » type « Orel », le commandement soviétique lance les études d’un nouveau modèle de porte-avions à propulsion conventionnelle (Projet « 1143-5 type « Riga »). Pour tester une partie des équipements destinés à cette nouvelle unité, il est alors décidé de monter ceux-ci sur le Komsomolets. Cette directive va nécessiter de revoir les plans du navire pour donner finalement naissance à une unité largement modifiée. Dans ce contexte, la construction du navire devra être suspendue pendant près d’une année après sa mise à l’eau en mars 1982. Le nom Komsomolets sera alors abandonné au profit de celui de Baku puis d’ Admiral Flota Sovetskogo Soyuza Gorshkov. Nous retrouverons cette unité finalement très différente des « Kiev » dans le prochain numéro de « Navires et Histoire ».

Il faut noter qu’il avait été envisagé que la série des « Kiev » puisse comprendre jusqu’à 6 unités, mais la construction des unités N°5 et N°6 ne sera finalement pas programmée pour laisser la place aux deux porte-avions de 55 000 t type « Riga » (Projet 1143-5 et Projet 1143-6).

Principales caractéristiques des « Kiev » :

Déplacement 36 000 tonnes
Déplacement à pleine charge 43 000 tonnes
Longueur 273 m (249,5 à la flottaison)
Largeur 51 m (32,7 m à la flottaison)
Tirant d’eau 8,5m (moyen) – 10 m (maxi)
Dimensions du pont d’envol 174 m x 20 m – incliné à 4,5°
Propulsion 8 chaudières – 4 Turbines – 4 hélices à 4 pales
Combustible 7 000 tonnes
Puissance maximale 200 000 CV
Vitesse maxi 32 noeuds
Rayon d’action 4 000 milles à 30 nœuds – 13 500 milles à 18 noeuds
Aviation 18/19 hélicoptères Kamov Ka-25 Hormone puis Kamov Ka-27/29/31 Helix 12/13 avions Yak-38 Forger A/B
Equipements aéronautiques 2 ascenseurs (19, 20 x 10,35 m et 18,50 x 4,70 m) – 5 monte-charges - 6 Spots
Missiles anti-surface 8 rampes SS-N-12 (II x 4) avec 16 missiles de réserve en soute
Missiles anti-aériens 2 systèmes doubles SA-N-3 avec 72 missiles
2 systèmes doubles SA-N-4 avec 40 missiles sur les Kiev et Minsk
12 silos pour SA-N-9 (VIII x 12) avec 96 missiles sur le Novorossiysk
Artillerie 2 montages doubles de 76,2 mm/60 AK-276 et 8 canons multiples de 30 mm (IV x 8) AK-630
ASM 1 système SUW-N-1 et 2 lance-roquettes RBU 6000
Radars (Kiev et Minsk) 1 Don Kay, 2 Don, 1 Top Sail, 1 Top Steer, 2 Head Lights C, 2 Pop Group, 2 Owl Screech, 4 Bass Tilt, 1 Trap Door
Radars (Novorossiysk) 3 Palm Frond, 2 Strut Pair, 1 Top Sail, 1 Top Steer, 2 Head Lights C, 2 Owl Screech, 4 Bass Tilt,1 Trap Door
Sonars (Kiev et Minsk) 1 Moose Jaw BF de coque – 1 Bull Horne MF de coque et 1 Mare Trail MF remorqué
Sonars (Novorossiysk) 1 Horse Jaw BF de coque et un Horse Trail BF remorqué
CM 8 Side Globe (sauf sur Novorossiysk), 4 Top Hat A, 4 Top Hat B, 4 Rum Tub, 2 Cage Pot, 2 Bell Clout, 4 Bell Bash, 4 Bell Thumb, 4 Bell Nip, 2 systèmes Tee Plinth, 2 lance-leurres PK-2 (II x 2) TACAN Top Knot – Transmissions 2 Punch Bowl, 1 Bob Tail, 1 Vee Bars
Equipage 1 200 hommes

Le projet de porte-avions à propulsion nucléaire « Projet1160-1(Orel) »

A partir du milieu des années soixante et cours des années 1970, les bureaux d’étude étudièrent divers projets de porte-avions de 40 000 t. (avec 2 catapultes et 2 ascenseurs), 60 000 t (avec 2 ou 3 catapultes et 2 ou 3 ascenseurs) et jusqu’à 100 000 t (avec 4 catapultes et 4 ascenseurs). Tous ces avant-projets étaient visiblement inspirés par les navires occidentaux et surtout américains, photographiés sous toutes les coutures par les avions de reconnaissance soviétiques. En juillet 1973, le modèle choisi, connu comme « Projet 1160 », sera une unité à propulsion nucléaire de 80 000 t dotée de 4 catapultes et pouvant accueillir 60 à 70 avions ; une copie presque conforme des porte-avions américains de l’époque. Il est alors prévu que trois unités de ce type (les1160-1, 1160-2 et 1160-3) soient construites à Leningrad pour doubler le rythme des entrées en service des porte-aéronefs en permettant simultanément l’assemblage d’un grand croiseur porte-aéronefs à Nikolaïev et d’un porte-avions intégral à Leningrad. Il était également arrêté que les trois navires construits sur les bords de la Baltique puissent entrer en service avant la fin 1986. Les avions prévus pour équiper le « Projet 1160 » étaient des Mikoyan Mig-23K et Sukkoi Su-25K, des versions embarquées des appareils en production pour l’Armée de l’Air. Des études étaient également lancées pour réaliser un appareil d’attaque , de lutte ASM et de transport biréacteur connu uniquement comme « P-42 » et visiblement inspiré du Viking américain, mais elles n’auront aucune suite.

Pour réaliser des porte-avions de cette taille il fallait construire une nouvelle grande cale sèche et une grande nef couverte de plus de 320 m de long, ce qui n’était pas une mince affaire. En 1974, quelques éléments de la première unité, connue sous le nom d’Orel seront effectivement fabriqués et livrés à Leningrad, mais le coût du chantier va faire reculer les autorités locales puis les autorités de l’union. Quelques mois plus tard le programme sera repoussé pour pouvoir être ultérieurement intégré au plan de charge des chantiers Nosenko. Les plans de l’Orel seront alors modifiés et améliorés jusqu’en1983 année où ils donneront finalement naissance au projet 1143-7 (Ul’Yanovsk) qui sera bien, semble-t-il, une version modifiée et dotée d’un « tremplin » du « Projet 1160 » (Nous retrouverons cette version dans le prochain Navires et Histoire).

Il faut noter qu’en1975, les études d’une version réduite de l’Orel, dite « Projet 1153 » seront lancées en vue de la construction de 2 porte-avions à propulsion nucléaire dotés de seulement 2 catapultes . Elles n’auront pas de suite.

Pour compenser le report du « projet1160 » et la non réalisation du « projet 1153 », la décision sera prise de lancer la construction d’une série de 2 ou 3 porte-avions à propulsion conventionnelle lorsque le programme des « Kiev » sera arrivé à son terme après la construction du Baku (1143 mod.).

Principales caractéristiques de l’Orel, données sous réserves

Déplacement 80 000 tonnes
Déplacement à pleine charge plus de 85 000 t.pc
Longueur Plus de 325 m
Longueur (entre perpendiculaires) 302,28 m
Largeur 75,74 m
Largeur à la flottaison 39,80 m
Tirant d’eau 10,80 m
Propulsion 8 chaudières nucléaires - 4 turbines - 4 hélices
Puissance maximale 240 000 CV
Vitesse maxi 32 noeuds
Rayon d’action 4 000 milles à 30 nœuds – 13 500 milles à 18 noeuds
Armement AS Probablement 12 silos pour SS-N-19 sous le pont d’envol
Armements AA Peut-être 4 groupements de 6 silos pour SA-N-9 (192 missiles) 2 systèmes doubles SA-N-3 avec 72 missiles + 2 systèmes doubles SA-N-4 avec 40 missiles ou, peut-être, 8 systèmes CADS N-1 Kashtan 6 à 8 canons multitubes AK 630 de 30 mm
Armement ASM 2 lance-roquettes RBU-6000 ou RBU-1200
Equipements aéronautiques 4 catapultes à vapeur, 4 brins d’arrêt, 1 miroir d’appontage, 1 grue de 20 tonnes - 2 ascenseurs de 20 x 15 m (capacité de 40 tonnes) et un ascenseur de 13 x 4 m)
Parc aérien 60 à 70 aéronefs : avions Mig-23K et Sukkoi Su-25K. hélicoptères Ka-27/Ka-29 Helix
Radars Peut-être 1 Don Kay, 2 Don,1 Top Sail, 1 Top Steer, 2 Head Lights C, 2 Pop Group, 2 Owl Screech, 4 Bass Tilt, 1 Trap Door 1 Cake Stand … + 1 Fly Trap d’appontage
Sonar Un Horse Jaw BF de coque
Contre-mesures Peut-être 2 Bell Push - 4 Bell Nip – 4 Wine Flask – 8 Wine Glass – 4 Flat Track – 1 Rum Tub – 8 Foot Ball – 3 Tin Man – 2 lance-leurres PK-2 (II x 2), 10 lance-leurres PK-10 - 1 leurre antitorpille UDV-1M
Transmissions Probablement 2 Low Ball – 2 Punch Bowl
Equipage 2 300 + 1 500 du personnel de l’aéronautique

A suivre...

A lire aussi : Les porte-aéronefs de la Marine soviétique (1ère partie).

Article

> Mise à jour : mai 2007
> Date de publication : mai 2007
> Auteur : Frederic Stahl.
> Initialement publié dans la revue "Navires & Histoire" (n°30). Toute reproduction est interdite sans l’accord de l’auteur conformément aux conditions de reproduction de Redstars.


Le Kiev avec 2 Yak-38 Forgeret 1 Kamov Ka-25 Hormone sur son pont d’envol. (Photo Marine nationale)


Photo du Kiev prise d’un Etendard IVP de la 16F. Le temps est mauvais. (Photo Marine nationale)


Le Kiev avec 4 Kamov Ka-25 Hormone ; il y a de l’animation sur le pont d’envol. (Photo Marine nationale)


Le Kiev (N°812) avec 7 hélicoptères Kamov Ka-25 Hormone et 2 avions Yak-38 Forger. (Photo Marine nationale)


Vue sur les radars installés au-dessus de l’îlot. A droite le Top Pair tridimensionnel (combinaison d’une antenne Top Sail et d’une Big Net montées dos à dos). Au centre le radome abrite le TACAN Top Knot. A gauche le radar à impulsions (Bande F) Top Steer. (Photo Marine nationale)


4 Yak-38 Forger sur le pont du Kiev. Il faut noter qu’un des quatre appareils est un Yak-38MU Forger B biplace. Un peu plus rapide que le Harrier britannique avec une vitesse maxi. pouvant atteindre mach 1,1, le Forger souffre du surpoids généré par son double système de sustentation et de propulsion. En-effet, il ne dispose pas d’une motorisation à poussée vectorielle comme l’appareil britannique. Pour cette raison, le rayon d’action de l’avion va se révéler ridicule et limiter son utilisation à la protection rapprochée du porte-aéronefs qui l’embarque. Les Yak-38 Forger seront retirés du service en 1988 et disparaîtront définitivement des listes en 1992. (Photo Marine nationale)


La mer est mauvaise est les Yak-38 Forger sont bâchés sur le pont du Kiev. (Photo Marine nationale)


A droite, une des deux tourelles doubles de 76,2 mm AA AK-276 et un des deux systèmes SA-N-3 du Kiev. (Photo Marine nationale)


En bas à droite, deux des 8 tourelles de 30 mm AA AK-630 d’autodéfense rapprochée. (Photo Marine nationale)


Le Kiev, affecté à la « Flotte du Nord, vu ici au mouillage avec 8 Yak-38 Forger A sur son pont d’envol. (DR)


Cette vignette issue d’un site chinois montre le Kiev dans son état actuel.(DR)


Le Minsk en février 1979, probablement lors de son transit vers Vladivostok. Cette unité a été moins photographiée que les autres unités de la classe « Kiev » aussi nous ne pouvons que vous présenter ce document de qualité relativement médiocre scannée dans un livre. (Photo MOD, source « Aircraft Carriers » de Roger Chesnau – Arms and Armour Press 1992


Le Novorossiysk en Méditerranée. A noter la porte du petit radier est ouverte. (Photo Marine nationale)


Le Novorossiysk (N°137) et le destroyer Otchayannyy (N°431) ravitaillés par le pétrolier Genrich Gassanov. Les navires rejoignent Vladivostok où ils vont être affectés à la « Flotte du Pacifique ». (Photo Marine nationale)


Une autre vue du Novorossiysk. Le renforcement de la « Flotte du pacifique » avec les porte-avions Minsk et Novorossiysk avait non seulement pour but de contrer la 7ème Flotte américaine dans le Pacifique nord mais également de permettre le déploiement d’une escadre (20ème escadre) dans les eaux de la Mer de chine méridionale à partir de bases installées au Viêt-Nam. (Photo Marine nationale)


Comme toutes les unités de type « Kiev », le Novorossiysk n’embarquera jamais sa dotation aérienne complète de 30 à 32 appareils, se contentant le plus souvent d’emmener avec lui une douzaine hélicoptères Kamov et moins de 10 Yak-38. (Photo Marine nationale)


Sur cette vue de détail prise en 1983 par un avion de la 16F, on peut voir 5 Yak-38 Forger A et 1 Yak-38 Forger B sur l’arrière du pont d’envol du Novorossiysk. A noter, à gauche derrière l’îlot, que la sécurité incendie est assurée par un camion de pompier. (Photo Marine nationale)


Cette troisième vue montre dans le détail les équipements et les systèmes d’armes embarqués sur le Novorossiysk avec de l’avant vers l’arrière, le carénage du radar Trap Door pour le guidage des missiles SS-N-12, un lance-roquette ASM RBU-6000, 2 canons de salut, le deuxième lance-roquettes ASM RBU-6000, la rampe double du système ASM SUW-N-1, deux rampes doubles SS-N-12 anti-surface qui encadrent un montage double de 76,2 mm AK-276, deux autres rampes doubles SS-N-12 qui encadrent un montage double du système SS-N-3 puis, sur l’avant de l’îlot, une petites tourelles de 30 mm AK-630 avec, au même niveau, un radar Bass Tilt et, à l’étage supérieur, une deuxième tourelle de 30 mm AK-630. (Photo Marine nationale)